Acheter une maison au Japon… depuis les États-Unis
Erik Buhrow, entrepreneur dans le bâtiment et basé dans la région de Minneapolis, a réalisé un investissement peu commun : il a acheté en ligne une maison traditionnelle abandonnée — appelée akiya au Japon — pour environ 390 000 yens (2 600 dollars / 390 000 yens), sans jamais mettre un pied sur place.
Passionné par le Japon, où il a grandi sur la base militaire de Misawa, il envisage d’y retourner vivre après sa retraite. En attendant, il prévoit de louer sa maison à d’autres Américains désireux d’expérimenter la vie japonaise.
Une maison ancienne mais pleine de charme
La propriété est située dans la préfecture de Niigata, mesure 280 m² et aurait environ 150 ans. Elle comprend :
• 6 à 8 pièces, selon l’interprétation culturelle
• Un garage pour deux voitures
• Un salon de style japonais traditionnel
Le tout a été acquis via le site spécialisé AkiyaMart, qui accompagne les acheteurs étrangers dans ce type de projet.
Des coûts très attractifs
Contrairement à ce que beaucoup pensent, les coûts liés à cette maison sont très faibles :
• Taxe foncière annuelle : 183 dollars (environ 27 500 yens)
• Assurance habitation : 500 dollars pour 5 ans (environ 75 000 yens)
Comme la maison est ancienne (plus de 22 ans), seule la taxe sur le terrain s’applique. Buhrow compare cela avec sa maison actuelle aux États-Unis : à Barnsville, pour une propriété similaire, il paie aujourd’hui 75 000 yens (5000 $) de taxes annuelles.
Un achat sans regret, malgré les risques
Même sans avoir visité la maison, Buhrow n’a aucun regret. Il savait que, même en mauvais état, une maison peut être rénovée. Ce qui compte selon lui, c’est l’emplacement : « On peut tout réparer dans une maison, sauf sa position géographique. »
Il considère cet achat comme un retour aux sources, et comme une opportunité de construire un pont entre son passé japonais et son futur américain.