L’Exposition universelle d’Osaka a ouvert ses portes ce dimanche 13 avril sur l’île artificielle de Yumeshima, dans la baie de la ville japonaise. L’événement, qui se déroulera jusqu’au 13 octobre prochain, rassemble plus de 160 pays et régions dans un cadre résolument tourné vers l’avenir, à travers un thème ambitieux : “Concevoir la société du futur”.
Trois ans après l’édition de Dubaï, le Japon accueille pour la seconde fois ce rendez-vous international, plus de cinquante ans après l’Expo de 1970 qui avait marqué un tournant dans le développement économique du pays. Cette édition 2025 se distingue par son approche profondément technologique, mêlant intelligence artificielle, innovations médicales, et même une météorite martienne exposée parmi les attractions-phares. Les visiteurs peuvent aussi y découvrir un cœur miniature cultivé à partir de cellules-souches, ou encore des sculptures d’Hello Kitty transformée en algue, clin d’œil à l’imaginaire japonais.
L’inauguration officielle s’est déroulée samedi en présence de la famille impériale, de nombreux dignitaires étrangers et du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba. Dans un discours solennel, ce dernier a insisté sur l’importance de la coopération mondiale, dans un contexte marqué par les divisions géopolitiques et les tensions économiques. Pour lui, cette exposition doit être l’occasion de “penser la vie à notre époque en s’ouvrant à la diversité des cultures et des technologies”.
Le lieu de l’exposition lui-même est à l’image de ce message. Les pavillons sont agencés autour du “Grand Anneau”, une structure monumentale en bois brut, désormais reconnue comme la plus grande construction en bois au monde. Symbole d’unité, cette architecture circulaire abrite les pavillons nationaux où chaque pays rivalise d’inventivité pour présenter ses visions de demain.
La cérémonie d’ouverture, aux accents futuristes, a mêlé traditions japonaises et technologie de pointe. Des danses kabuki, des percussions taiko, mais aussi un maître de cérémonie contrôlé par intelligence artificielle, ont illustré cette volonté de tisser un lien entre héritage culturel et modernité.
Alors que le Japon poursuit son redéploiement international dans un contexte post-pandémique, l’Expo d’Osaka se veut non seulement une vitrine du savoir-faire technologique japonais, mais aussi un appel à la coopération internationale. Durant six mois, le pays espère accueillir plus de 28 millions de visiteurs venus du monde entier.