Une annonce historique du Yamaguchi-gumi
Le 10 avril 2025, la police japonaise a confirmé que le Yamaguchi-gumi, principal groupe de la mafia japonaise, a officiellement déclaré vouloir mettre fin aux querelles internes qui l’opposaient depuis plusieurs années à ses factions dissidentes.
Dans un geste rare, des représentants du Yamaguchi-gumi se sont rendus au commissariat de la région de Hyogo (centre du Japon) pour remettre une lettre d’engagement, affirmant vouloir cesser tous les conflits et éviter de causer de nouveaux troubles.
Un contexte de violences entre clans rivaux
Depuis 2015, le Yamaguchi-gumi est engagé dans une guerre sanglante avec d’anciens membres ayant créé des groupes dissidents. Ces luttes internes ont conduit à plusieurs règlements de comptes violents et à une montée des tensions dans certaines régions du Japon.
Face à ces violences, les autorités japonaises ont renforcé leur surveillance des groupes criminels et intensifié les mesures répressives contre les organisations mafieuses.
Une annonce accueillie avec prudence
Si la promesse du Yamaguchi-gumi marque un tournant, les autorités restent sceptiques. Selon un responsable de la police de Hyogo, cet engagement pourrait n’être qu’une simple déclaration d’intention, sans réel effet si les groupes dissidents ne partagent pas cette volonté d’apaisement.
Les enquêteurs continueront donc à surveiller de près l’évolution de la situation, notamment dans les régions historiquement marquées par les activités des yakuzas.
Une mafia en déclin au Japon
Le nombre de yakuzas au Japon est en chute libre depuis plusieurs années. En 2024, leur effectif est passé pour la première fois sous la barre des 20 000 membres, avec un total de 18 800 personnes, selon les données de la police.
Cette baisse est principalement due à :
• Une législation plus stricte,
• Des restrictions bancaires,
• Et une surveillance policière accrue.
Mais malgré ce déclin numérique, les yakuzas restent actifs, notamment dans des secteurs comme les escroqueries en ligne, les investissements occultes et le trafic de drogues.