Au Japon, les premiers jours de janvier sont rythmés par une tradition ancestrale : le Hatsumōde. Cette coutume spirituelle et populaire marque le début d’une nouvelle année sous le signe du renouveau, de la chance et des prières.
Une tradition bien ancrée
Le Hatsumōde (初詣) désigne la première visite de l’année dans un sanctuaire shinto (ou parfois un temple bouddhiste). Les Japonais s’y rendent généralement entre le 1er et le 3 janvier pour prier, remercier les divinités (les kami) et formuler des vœux pour l’année à venir.
Les sanctuaires les plus célèbres, comme Meiji Jingu à Tokyo ou Fushimi Inari à Kyoto, attirent plusieurs millions de visiteurs durant cette période.
Des rituels symboliques
Lors du Hatsumōde, plusieurs gestes traditionnels sont effectués :
- Lancer une pièce dans l’urne d’offrande
- Faire deux révérences, deux applaudissements, une révérence pour prier
- Acheter un omikuji, un petit papier de prédiction qui annonce la chance ou les difficultés à venir
- Acquérir un nouvel omamori, amulette protectrice pour l’année
Il est aussi courant de ramener les anciens talismans et amulettes achetés l’année précédente, pour qu’ils soient brûlés rituellement par les prêtres.
Un moment familial et festif
Au-delà de son aspect spirituel, le Hatsumōde est un moment fort de la vie sociale japonaise. On y va souvent en famille ou entre amis, parfois habillé en kimono, pour profiter de l’ambiance festive, des stands de nourriture et des décorations traditionnelles.
Certains sanctuaires proposent également de boire du saké sacré (omiki) ou de tirer des flèches porte-bonheur appelées hamaya.